ZONE-ROUGE
APRES ENREGISTREMENT ET PRESENTATION,

PROFITE DES VIDEOS ZONE-ROUGE



 
FAQAccueilGalerieRechercherS'enregistrerMembresConnexion

Partagez | 
 

 test par jeuxvideo.com

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
cocorico
Team Manager
Team Manager
avatar

Nombre de messages : 10598
Age : 41
Auto/Moto : focus tdci 115 ch
Date d'inscription : 22/05/2005

MessageSujet: test par jeuxvideo.com   Ven 28 Mar - 10:04

Avant d'être la simulation la plus populaire sur
consoles, Gran Turismo est un titre à polémiques. Passées les
déceptions accumulées par les joueurs suite aux promesses plus ou moins
officielles mais rarement tenues par Polyphony, ce sont les choix de
Sony quant au contenu du titre qui font jaser. L'éditeur a déjà
effleuré la forte probabilité de proposer une partie non négligeable de
Gran Turismo 5 via des téléchargements payants, voiture par voiture.
Aujourd'hui, les doutes concernent davantage le rapport quantité/prix
affiché par ce Prologue, vendu 40€ alors qu'il se contente d'une liste
"étriquée" de 70 véhicules, de six circuits et d'une progression
limitée par l'impossibilité d'installer des pièces sur ses bolides.
Ainsi, cet opus s'adresse clairement aux mordus de la série qui
voudront combler le temps qui les sépare de la sortie (fin 2008 au
mieux, début 2009 plus probablement) de Gran Turismo 5 par la
cinquantaine de courses à remporter en solo et des affrontements
multijoueurs qui marquent l'ouverture de la série au monde en ligne.
Cette catégorie de joueurs ne verra aucun scandale là où d'autres
crieront à l'exploitation commerciale d'une licence ultra-connue,
réputée pour être l'unique simulation sur les consoles de Sony.Le multijoueur en ligne est un bon moyen de prolonger la durée de vie très limitée du offline.
Une
simulation mais pas complètement. Toujours très loin d'afficher le
réalisme de conduite d'un GTR sur PC, Gran Turismo 5 Prologue n'entame
pas encore le chantier espéré au niveau du gameplay qui va traîner ses
tares habituelles. Des vieux démons qui continuent de hanter le
pilotage d'une série qui fait clairement le choix de la continuité, ne
prenant pas le risque de bouleverser les habitudes des fans. Ainsi, les
évolutions sont mineures. Parmi elles, on pense en priorité au système
d'anti-triche mis en place pour sanctionner les petits malins habitués
à couper dans certaines chicanes ou à s'appuyer généreusement sur leurs
adversaires avant les virages, afin de perdre moins de vitesse.
Désormais, ce genre d'attitude vous vaudra cinq secondes de pénalité à
50 km/h... ou presque. En effet, il est toujours possible de gruger et
de freiner sa course en prenant appui sur la voiture qui nous précède
pour peu qu'on réussisse à le faire "en douceur". En parallèle, l'IA a
corrigé une partie de ses manies. S'il lui arrive toujours de se croire
seule au monde en piste, elle adopte un comportement clairement plus
humain et faute assez régulièrement, gommant ainsi l'effet de
"petit-train" constaté dans les précédents épisodes. Cependant, ces
erreurs ; un freinage manqué, une sortie de piste ou un dérapage mal
contrôlé ; paraissent la majeure partie du temps scriptées et se
répètent quasi systématiquement aux mêmes endroits, aux mêmes moments,
si l'on recommence la course.Le mode deux joueurs en écran splitté a de gros problèmes d'animation en HDMi.
D'autres
traits caractéristiques de la série ont étonnement traversé les années.
L'absence de gestion des dégâts ou d'usure moteur par exemple pendant
qu'un Forza 2 brille à ce niveau en dépit de la présence de nombreux
constructeurs communs. Ceci découle forcément sur une gestion des
collisions très limitée, faite de rebondissements entre carrosseries
imperméables aux pires chocs et d'une interaction extrêmement sommaire
avec les décors du jeu. "The Real Driving Simulator" va donc aller
piocher son réalisme ailleurs, notamment visuellement. Mais avant
d'aborder la question technique et graphique, précisons que Gran
Turismo 5 Prologue peut, en fonction des aides activées ou non, se
présenter comme un semi-simulation ou une quasi-simulation. Dans les
options d'avant-course, le joueur a l'heureuse possibilité de ne pas
utiliser ces aides au pilotage comme le correcteur de trajectoire ou la
gestion de stabilité et de choisir une physique "professionnelle"
plutôt que standard. Le contrôle de la traction est également
paramétrable afin de gagner en réalisme et de tenter de dompter sa
monture sans aucun secours. Concrètement, la désactivation de ces aides
va avoir des effets sur la tenue de route de la voiture, au freinage et
à l'accélération. Des effets plus ou moins pervers en fonction de la
transmission du modèle conduit. Attention donc à la conduite sur des
oeufs avec une propulsion...Les menus du jeu sont certes lents, mais très classieux.
On
ne peut évidemment pas exiger la perfection d'une version Prologue mais
notez que la météo fait partie des grandes absences du titre de
Polyphony. Ne comptez donc pas sur de potentielles courses de nuit ou
avec des conditions atmosphériques variables qui influeraient sur
l'adhérence ou la visibilité. Gran Turismo 5 Prologue n'est cependant
pas dénué de nouveautés croustillantes. La première d'entre-elles est
sans nulle doute la modélisation d'une vue intérieure, réclamée à corps
et à cris par les aficionados de GT, enfin exaussés. Propre à chaque
modèle, celle-ci s'impose de loin comme la vue cockpit la plus réaliste
et fouillée qu'il nous ait été donnée de voir dans une simulation
automobile. En plus d'afficher une gestion des ombres et des lumières
des plus bluffantes, elle n'omet pas le moindre détail, confirmant le
talent des équipes de développement de Polyphony lorsqu'il s'agit de
reproduire des modèles bien particuliers. C'est aussi le meilleur moyen
de ressentir la vitesse, les trois autres angles de caméra (vue
classique derrière la voiture, sur le capot ou à ras le sol) s'avérant
décevants à ce niveau, même avec un monstre de puissance lancé à plus
de 200 km/h. Autre satisfaction qui note la progression de Gran
Turismo, le contenu en ligne, proportionnellement bien plus fourni que
celui de base.La toute nouvelle vue intérieure est un véritable plaisir visuel et s'avère vraiment immersive.
Pour
la première fois, les joueurs de GT peuvent s'affronter en ligne.
Récupéré grâce à une mise à jour, ce contenu vient compléter une base
un peu fragile. En fonction des serveurs, jusqu'à 16 joueurs peuvent
prendre part à des courses qui profitent d'un semi-ghost des voitures
adverses. Concrètement, on est encore très loin d'un Trackmania et de
son absence totale de collision mais un pas est fait pour éviter que
les quelques barbares que l'on peut rencontrer ça et là ne pourrissent
l'épreuve. Ainsi, si certaines voitures sortent d'une trajectoire
classique ou abordent un virage déjà occupé par le trafic, elles
deviennent semi-transparentes, le temps que la situation se stabilise.
Encore un peu aléatoire, ce principe n'en reste pas moins indispensable
au mutlijoueur de Gran Turismo qui demeure un jeu de contre-la-montre
dans l'âme, même à plusieurs simultanément. Mais le contenu Online,
c'est aussi un classement détaillé des chronos obtenus par les
utilisateurs, classés par circuits, par modèles et par types de
conduite, aussi bien en course classique qu'en défis "dérapage", une
sorte de drift aussi superflu et mal amené que les modes rallye des
précédents GT. Ajoutons à tout ceci "Gran Turismo-TV", un média qui va
permettre aux possesseurs du jeu de zieuter certains programmes
automobiles comme, entre autres, les émissions Top Gear (BBC) et Best
Motoring (diffusée au Japon). Evidemment, du contenu téléchargeable est
également prévu pour les semaines et mois à venir.La Ferrari F2007, l'une des stars du casting de Gran Turismo 5 Prologue.
Le
solo et le Offline n'arborent pas la même exhaustivité. Comme GT 4
Prologue, le jeu souffre d'une durée de vie relativement restreinte en
comparaison à un Gran Turismo "final". Une dizaine d'heures suffira à
voir le bout de la quarantaine de courses réparties en quatre
catégories et de la dizaine d'évènements constructeurs. Si les primes
de places et de victoires radines brident la progression de sorte à ce
qu'elle ne soit pas trop soudaine, le fait de ne participer qu'à des
courses uniques sur six petits circuits (l'High Speed Ring, le
Superspeedway de Daytona, le Fuji Speedway, Suzuka et Londres pour les
tracés déjà connus, plus Eiger Nordwand) ne présente qu'un intérêt
limité. Certes le fan mettra beaucoup plus de temps à garnir son garage
de l'intégralité des modèles vendus par la petite trentaine de
constructeurs (par exemple, la Ferrari F2007 coûte 2.000.000 de
crédits, le joueurs débutant avec 35.000 crédits). Mais l'absence de
permis (qui sera plus ou moins bien vue en fonction des préférences de
chacun) et surtout de modifications mécaniques sur les voitures nuisent
à la longévité du titre, d'autant que le mode arcade n'offre rien
d'exclusif et que l'écran splitté à deux souffre de maux récurrents :
pas de vue intérieure, chutes énormes de frame-rate, sonorités de
moteurs qui se marchent dessus, technique qui en prend un coup...Londres est le seul de six circuits à se courir en ville.
Quoi
qu'il en soit, la performance graphique tutoie les sommets. Si des
détails techniques persistent (aliasing en bout du champ de vision et
sur les voitures dans les menus, textures qui passent à travers à des
moments bien précis ou pendant des replays), ils n'ont que très peu de
conséquences sur la réalisation, proche de la perfection et du
photo-réalisme. En HDMi (la différence avec du 720p par exemple est
assez flagrante), le jeu est simplement à tomber par-terre. Malgré ses
petits défauts, Gran Turismo 5 Prologue surclasse techniquement ses
concurrents directs, comme Forza 2 ou Project Gotham Racing 4, pourtant
des références sur Xbox 360. L'animation sans faille et le degré de
réalisme affichés par GT 5 en font un titre à part, soyez-en sûrs. Les
70 voitures (citons arbitrairement l'Audi R8, la BMW Z4, la Ferrari
F430, la Ford GT de 2006, la Nissan GT-R Coupé, la Subaru Impreza WRX
Sti...) bénéficient d'un travail de précision jamais vu qui ravit les
amateurs de belles carrosseries, de voitures de série et de Concept
Car. On pourrait enchaîner les superlatifs pour saluer la performance
visuelle du jeu mais les screens qui accompagnent ce test et les
différentes vidéos diffusées jusqu'à aujourd'hui suffiront à vous
donner une idée précise de la prouesse technique. C'est en ce sens un
point de satisfaction sur lequel pourront s'appuyer les équipes de
Polyphony pour se concentrer sur l'essentiel qui demeure la jouabilité,
en légère stagnation. Gageons que les délais que s'accordent les
développeurs seront mis à profit pour franchir définitivement le pas de
la nouvelle génération. Visuellement, c'est déjà le cas.

Rivaol, le 27 mars 2008




En Bref...




Graphismes 19/20

Gran Turismo 5 Prologue fait visuellement figure d'OVNI. Encore une
fois, on pourra s'attarder sur des soucis techniques, notamment
l'aliasing qui ne lâche décidément pas la série, en particulier en 480
ou 720p. Mais que dire du réalisme affiché par le jeu et du travail
minutieusement effectué sur chacun des modèles, aussi bien
extérieurement qu'intérieurement ? Qu'il s'agit simplement d'une
performance exceptionnelle qui permet sans doute pour la première fois
à la PS3 de montrer qu'elle est déjà capable, après douze mois
d'existence, de performances graphiques bluffantes.
Jouabilité 16/20

Le gameplay n'est pas exempt de tout reproche : pas de gestion des
collisions, une IA encore un peu bourrine, un vrai manque de sensation
de vitesse... Sans parler de l'absence d'une gestion des dégâts ou
d'une usure mécanique. Pourtant, le charme opère, la conduite est
grisante et les heures de jeu s'enfilent sans que l'on soit vraiment en
mesure de pester contre cette stagnation de la série. Il faudra
cependant que GT 5 prenne davantage de risques afin de devenir un vrai
jeu de courses multijoueur plutôt qu'un contre-la-montre mal déguisé.
Durée de vie 12/20

Alors, version d'évaluation, grosse démo, jeu à part entière ?
Difficile de le dire dans la mesure où Gran Turismo 5 Prologue peut
s'avérer tantôt complet, tantôt très limité. De manière générale, la
pilule passe difficilement même si le multijoueur en ligne apporte
beaucoup au titre de Polyphony. Le manque d'innovations n'y est
certainement pas étranger. On peut également se demander quel est
l'intérêt de cette version qui ne propose aucune possibilité de
modification mécanique, pourtant principe de base de la série...
Bande son 15/20

Les sonorités des moteurs prennent toute leur ampleur en vue
intérieure. Au-delà de cela, on regrettera un crissement de pneus
toujours identique et particulièrement strident ou une track-list pas
franchement entraînante. Peut-être manque-t-il encore un peu de
personnalité et de profondeur à la bande-son de Gran Turismo pour
devenir une référence ou pour plonger définitivement le joueur dans une
ambiance de course dont il ne souhaitera pas ressortir.
Scénario -/20

-
Note Générale 15/20

Evaluer Gran Turismo 5 Prologue, c'est noter un produit final qui
n'en est pas vraiment un. A partir de là, chacun se fera une opinion
sur l'intérêt d'un titre aussi limité dans sa progression. 40 euros
pour l'ébauche d'une suite qui tarde à débarquer sur PS3 pourra
paraître très cher au joueur occasionnel mais pas forcément au fan qui
adhère totalement aux mécanismes pourtant parfois poussiéreux de la
série. La stagnation de la conduite justifie-t-elle de se priver d'un
tel bijou technique ? Telle est la question...

_________________
cocorico71 - View my recent photos on Flickriver
Revenir en haut Aller en bas
http://alsabrauteam.forumactif.com
 
test par jeuxvideo.com
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» TEST cyclopatinette BCS
» crash test à 110 km/h
» son pour test SPL
» Un petit test pour mesurer son état de forme:
» Test comparatif Go pro HD et Contour

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
ZONE-ROUGE :: Loisirs et jeux videos :: GT5 sur PS3-
Sauter vers: