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 ALPINA B7 TURBO (1978-1988)

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cocorico
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MessageSujet: ALPINA B7 TURBO (1978-1988)   Jeu 11 Oct - 20:53

509 144 Francs (1985)
20 CV FISCAUX
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES ALPINA B7 turbo
MOTEUR
Type: 6 cylindres en ligne, 12 soupapes, 1 arbre à cames en tête
Position: longitudinal AV
Alimentation: Injection électronique + Turbocompresseur KKK K27 (pression 0,85 bars) avec échangeur air/air.
Cylindrée en cm3: 2 986
Alésage x course en mm : 89 x 80
Puissance ch DIN à tr/mn: 300 à 6 000.
Puissance au litre en ch: 100,5
Couple maxi en Nm à tr/mn: 462 à 2 500
Couple au litre en Nm : 154,72
TRANSMISSION
AR + autobloquant
Boîte de vitesses (rapports): Manuelle Getrag 5 rapports.
POIDS
Données constructeur en kg: 1 550
Rapport poids/puissance en kg/ch DIN : 5,16
ROUES
Freins : 2 disques ventilés AV et 2 disques AR pleins.
Pneus : Pirelli P7 AV 205/55 VR 16 et AR 225/50 ZR 16.
PERFORMANCES
Vitesse maxi en km/h: 251
400 m DA en secondes: ND
1 000 m DA en secondes: 25,8
0 à 100 km/h : 6,1
0 à 200 km/h : ND
Consommation moyenne : 16 L/100 Km.







LE GRAND TOURISME SUBLIMÉ !
A Buchloe, chez Alpina, les préparations tiennent lieue d'automobiles d'exception puisque le petit préparateur allemand a même le statut de constructeur outre-Rhin. Importées durant les années 80 par la Garage du Bac en région parisienne, les Alpina ont alors bénéficié en France d'une aura, confidentielle certes, mais certaine. Le moteur six en ligne de 3 litres du catalogue BMW est mis à la sauce turbo avec au programme 300 ch et plus de 250 km/h ! De quoi donner l'art et la manière au coupé BMW Série 6 E24...


C'est dans les années 60 que Burkhard Bovensiepen, président et fondateur d'Alpina, profite d'un coup de malchance pour les clients BMW. En effet, nous sommes alors en 1963, et BMW commercialise sa nouvelle motorisation sur sa berline. De 1500 cm3, elle passe à 1800 cm3 avec bien évidemment des performances améliorées. Voilà un coup du dur pour les clients qui venaient d'acquérir une BMW 1500. Burkhard Bovensiepen y voit là l'opportunité de démarrer pleinement son activité de " tuner ". Un kit moteur est donc proposé pour les clients possesseurs de BMW 1500 qui leur permettait alors pour la somme de 980 Deutsch Mark d'avoir des performances identiques à la version 1800. Le département recherche et développement de BMW a testé et étudié la préparation d'Alpina, et l'a trouvé convaincante et bien réalisée. BMW décida alors d'accepter d'apporter son soutien au petit tuner de Buchloe. Ainsi a démarré l'histoire d'Alpina. Depuis, Alpina modifie et améliore les modèles de la gamme BMW avec la bénédiction bienveillante du constructeur munichois. Mais bien plus qu'un simple tuner allemand, Alpina est constructeur puisque tous les véhicules qui sont vendus par l'usine de Buchloe sont badgés " Alpina " et la carte grise est au nom d'Alpina pour l'item constructeur. Cela est effectif depuis 1983, année durant laquelle Alpina a été enregistré au registre des constructeurs allemands. L'arrivée du nouveau coupé BMW Série 6 E24 (dessiné par Paul Bracq), qui vient remplacer les anciens coupés CS, donne l'occasion pour Alpina de compléter son offre et de proposer une des GT les plus abouties de son époque…

DESIGN
Il est inutile de présenter en long en large et en travers la carrosserie des coupés Alpina. Reprenant intégralement les BMW Série 6 type E24, l'Alpina B7 Turbo se voit améliorée subtilement par un kit carrosserie discret et de bon goût. L'élément le plus visible est le spoiler avant qui a deux fonctions : esthétique et aérodynamique. Il est évident qu'avec les vitesses maximales affichées par ces versions ultraperformantes, l'aérodynamique et les appuis doivent être soigneusement étudiés sous peine d'autos non maîtrisables et dangereuses. La malle arrière reçoit un petit becquet en plastique noir mat (retiré sur notre exemplaire d'essai), des jantes de 16 pouces multi-bâtons Alpina sont montées et enfin des décorations latérales typiquement Alpina (des filets décoratifs en réalités) sont apposés sur les flancs de la voiture. Lors du passage en carrosserie pour la réfection de la peinture, Christophe, le propriétaire de l'Alpina B7 Turbo qui illustre nos pages, n'a pas souhaité les remettre afin de conserver une discrétion de bon aloi. Ici et là sont disséminés des logos " Alpina " afin de rappeler aux fins observateurs qu'ils ne sont pas en présence d'une " simple " BMW Série 6 E24. L'allure générale de l'Alpina B7 Turbo reste encore très séduisante, malgré le temps qui passe. Le profil de l'auto et surtout sa partie arrière reste, à notre avis, une des meilleures réussites stylistiques de Paul Bracq avec la Mercedes SL Pagode. L'habitacle est resté presque inchangé comparé aux cousines de Münich. La planche de bord reçoit une batterie de compteurs supplémentaires sur la console centrale tandis que de nombreux éléments sont siglés " Alpina " à l'image des compteurs spécifiques. Le volant Alpina 4 branches est bien dans le ton de l'époque tandis que la sellerie en cuir rouge foncée est terrible ! A noter l'ergonomie excellent des sièges baquets qui autorisent une position idoine pour conduire. Fait suffisamment rare pour être souligné, le coussin sous les cuisses est réglable en profondeur et permet ainsi d'avoir les jambes calées jusque sous les genoux. Au bas du levier de vitesse, une petite grille vous rappelle que la boîte sport Getrag est à première inversée. Entre les deux sièges, une petite molette ronde sert à modifier la pression de suralimentation ! L'équipement de série sur les Alpina est complet avec vitres électriques, climatisation, direction assistée… Pas mal pour une auto qui a déjà plus de 20 ans ! En fait les clients Alpina choisissent dans le catalogue BMW toutes les options qu'ils souhaitent puis l'auto est ensuite modifiée chez Alpina.

MOTEUR
Pour offrir des performances exceptionnelles (surtout à l'époque) à son Alpina B7 Turbo, le constructeur de Buchloe a porté son choix sur le 6 cylindres en ligne 3 litres BMW. En réalité, c'est la berline B7 Turbo (basée sur la BMW Série 5 E28) qui a inauguré ce nouveau moteur Alpina. Mais n'imaginez pas qu'Alpina a simplement greffé un turbocompresseur sur le 6 cylindres BMW. Tout le bloc moteur et ses équipements mobiles ont été revus et étudiés pour offrir performances et fiabilité. De nombreux éléments ont donc été dessinés et conçus spécifiquement pour le moteur des Alpina B7 Turbo (berline et coupé). Le taux de compression a été abaissé, des pistons Mahle ont été installés et un nouveau système d'injection spécifique a été monté. Le turbocompresseur KKK 27 possède une pression oscillant de 0,4 à 0,85 bars selon l'humeur du conducteur par la molette de réglage située entre les sièges avant. La puissance annoncée est donc de 300 ch à 6 000 tr/mn et un couple de 465 Nm à 2 500 tr/mn. Par un simple ballet des doigts sur la molette la puissance disponible passe donc de 250 à 300 ch ! Pour pouvoir passer autant de couple et résister, Alpina utilise une boîte de vitesses mécanique Getrag à 5 rapports avec grille inversée (première en bas à droite). Idéalement étagée, cette boîte permet d'exploiter pleinement le potentiel mécanique du moteur et autorise ainsi des performances de premier plan. Un peu plus de 250 km/h en vitesse maximale, le 0 à 100 km/h en 6 secondes et le kilomètre départ arrêté en moins 26 secondes. Sur le papier, les performances sont flatteuses. Volant en main (nous remercions au passage Christophe pour sa confiance), la poussée est bien réelle. L'auto s'arrache de l'arrêt avec prestance. Nous sommes certes loin de la vivacité à l'arrêt d'une Lotus Elise, poids oblige (1550 kg, soit deux fois plus lourd que la Lotus ou qu'un Speedster Opel). Première, seconde, troisième en se concentrant sur la grille de boîte inversée, sur une autoroute de la " Germanie orientale ", plusieurs dizaines de kilomètres avalés à une vitesse de croisière de 200 à 220 km/h ! C'est dans ces allures que le moteur dévoile tout son potentiel. Des reprises époustouflantes, une souplesse de tous les instants (ce qui est moins vrai au ralenti) et des accélérations dantesques. Le moteur reste (trop ?) discret et seul une subtile sonorité envahit l'habitacle. Une vraie GT à l'état pur qui met la manière et les formes pour flirter avec les performances. L'esprit Alpina respecté à la lettre.

CHASSIS
L'Alpina B7 possède une classique coque autoporteuse sur laquelle sont fixées les éléments de suspensions. A l'avant on retrouve des McPherson avec bras superposés. Les ressorts à fil conique à flexibilité variable sont montés avec des amortisseurs Bilstein à gaz. Une barre anti-roulis de 19 mm est également montée pour la stabilité de l'auto à haute vitesse. Des triangles à bras obliques sont montés à l'arrière. Ils sont complétés de ressorts à fil coniques et d'amortisseurs à gaz Bilstein. Le train arrière reçoit lui aussi une barre antiroulis de 14,5 mm. La direction utilise un boîtier à billes et est assistée. Les quatre roues possèdent des freins à disques largement dimensionnés. Les disques avant sont ventilés. Le pont arrière reçoit un autobloquant avec radiateur de refroidissement d'huile ! Pas de doute, l'Alpina B7 Turbo semble bien éloignée du bricolage de quelques garagistes qui se revendiquent comme des tuners. Ici, l'expérience de la course et les solutions techniques longuement testées et approuvées par les techniciens d'Alpina sont la priorité. Sur la route, difficile de tester en détail le potentiel du châssis d'autant plus qu'il serait malvenu de faire une sortie de piste avec la voiture d'un particulier ! Toujours est-il qu'à très hautes vitesses et sur autoroute, l'Alpina B7 Turbo offre un comportement routier efficace et serein. Ni trop dur, ni trop souple, le compromis trouvé semble idéal. Lorsque l'on relit quelques essais d'époque, dans Sport Auto ou Auto Hebdo, les journalistes ne tarissent pas d'éloge sur le comportement routier de l'Alpina B7 Turbo. C'est vrai que même plus de 20 après, l'Alpina B7 Turbo ne craint pas grand monde sur route ouverte…

EVOLUTIONS...
En mars 1976 BMW présente ses BMW Série 6 (E24) avec moteur six cylindres en ligne 3 litres et 3,3 litres. En mai de l'année suivante, Alpina commercialise l'Alpina 630 CS B2. Le moteur B2 identique à celui monté dans la BMW Série (5 E28) 230 ch est glissé sous le capot de la variante coupé et sa vaillante mécanique lui autorise des performances intéressantes : 0 à 100 km/h en 6,9 secondes et vitesse maxi de 230 km/h. En décembre 1978, c'est la commercialisation de l'Alpina B7 Turbo avec le moteur six en ligne de 3 litres turbo de 300 ch et 462 Nm de couple. Il est à noter qu'au démarrage de la commercialisation de l'Alpina B7 Turbo, sa dénomination commerciale était Alpina 630 Turbo. L'Alpina B7 Turbo est la première BMW Série 6 E24 totalement modifiée. Pour 1982 (en mai), c'est la présentation et commercialisation de l'Alpina B7 S Turbo, une série limitée à 30 exemplaires. Elle est dotée d'un moteur 3,5 litres turbo de 330 ch et 500 Nm de couple. Les performances sont éloquentes : 0 à 100 km/h en 5,4 secondes et plus de 260 km/h en vitesse de pointe. Toujours la même année, l'Alpina B9 vient remplacer l'Alpina 630 CS B2. Deux ans plus tard, Alpina commercialise l'Alpina B7 Turbo qui reprend pour base mécanique le 3,5 litres toujours avec un turbocompresseur : 330 ch et 52 mkg de couple. En 1985, l'Alpina B9 est remplacée par l'Alpina B10. En 1987 Alpina stoppe la production de sa B10, puis en 1988, c'est la B7 Turbo qui est également arrêtée.

ACHETER UNE ALPINA B7 turbo
Pour se mettre à la quête d'une Alpina B7 Turbo, il faut assurément être fin connaisseur et avoir étudié la question pendant longtemps. A l'instar de Christophe, le propriétaire du très bel exemplaire qui illustre notre dossier, l'achat d'un coupé Alpina B7 doit curieusement et avant tout être un acte réfléchi. Et cela, malgré la passion automobile qui nous anime tous. La complexité pour l'après-vente et l'entretien, et le peu d'enthousiasme développé jusqu'à présent (bien qu'une prise de conscience émerge depuis peu à ce sujet) par l'usine de Buchloe complique évidemment l'existence d'un propriétaire d'Alpina B7 Turbo. L'entretien de l'auto est relativement réglé avec une vidange programmée tous les 7 500 kilomètres avec en sus divers contrôles obligatoires sur différents organes de sécurité et mécaniques. Toutes les pièces spécifiques sont bien évidemment assez chères. Comptez environ 15 000 euros en moyenne pour un exemplaire en bon état d'origine et 25 000 euros pour un exemplaire en état exceptionnel. Malheureusement, comme toutes les automobiles de sport et de luxe, les rencontres hasardeuses du marché de l'occasion avec les acheteurs, ne permettent pas toujours à ces nobles coupés de bénéficier de l'entretien requis au cours de leur vie. Il faudra donc soit négocier le prix à la baisse si vous jetez votre dévolu sur un véhicule peu entretenu, soit tourner les talons et patienter un peu pour qu'un autre exemplaire se présente dans les petites annonces.

:: CONCLUSION
Vouloir comparer une Alpina B7 Turbo à une BMW M635 CSI et son six en ligne atmosphérique de 286 ch hérité de la BMW M1 serait une erreur. La BMW est beaucoup plus typée sportive avec un moteur pointu qui monte et donne le meilleur de lui-même dans les tours. L'Alpina B7 Turbo, c'est l'apologie du Grand Tourisme à l'état pur. Capable de parcourir l'Europe à des vitesses aujourd'hui prohibée dans la plupart des pays européens sur route ouverte, l'Alpina B7 Turbo met l'art et la manière pour réaliser une démonstration éclatante de son concept. Parfaitement maîtrisée techniquement, à l'instar des autres réalisations du constructeur de Buchloe, l'Alpina B7 Turbo mérite que l'on s'intéresse à son sort, à condition d'avoir la foi de l'exclusivité qui la rend bien évidemment plus exigeante qu'une " simple " BMW Série 6 E24...

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ALPINA B7 TURBO (1978-1988)
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